La vie du bassin versant


Que trouve-t-on sur ce bassin versant ?

Des étangs : Une caractéristique importante du bassin versant des 4 vallées est la présence de nombreux étangs sur l’ensemble de son territoire. Nous les retrouvons essentiellement dans la forêt de Bonnevaux, en tête des bassins de la Gère et de la Gervonde, ce dernier comptant près de trois cents étangs. Ce sont les moines cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux, aujourd’hui disparus, qui les ont créés au Moyen-Age dans un objectif de production piscicole.

Des zones humides : Le bassin versant des 4 vallées est encore riche en zones humides. Ces milieux humides sont garants de la qualité de nos eaux, de la protection contre les inondations et de la préservation de la biodiversité. Cette richesse d’habitats naturels permet d’héberger une multitude d’espèces rares, menacées et protégées. En protégeant ou en restaurant les milieux naturels auxquels elles sont associées, nous les aiderons à ne pas disparaitre et à s’installer durablement.

Des sites emblématiques : Le plateau de Bonnevaux avec ces trois cent étangs dont l’Etang de Montjoux, les prairies inondables de Pont-Evêque et le Marais de Charavoux.


Occupation du sol : un peu d’histoire

De riches histoires lient l’eau et les hommes dans le bassin versant des 4 vallées : celles des Romains, qui dès le Ier siècle après J.-C ont capté les eaux de Gémens pour alimenter Vienne ; celles des moines cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux, grands hydrauliciens, qui à partir du XIème siècle ont créé des étangs et des moulins, canalisé des rivières pour l’irrigation, ... ; celles des meuniers, des taillandiers, des industriels qui ont su utiliser la force motrice des rivières…

Aujourd’hui encore, l’eau revêt une très grande importance dans le bassin versant des 4 vallées, même si peu à peu les usages liés à l’eau ont pour la plupart été transférés des eaux superficielles aux eaux souterraines. L’eau prélevée sert aujourd’hui à faire fonctionner les secteurs de l’industrie et de l’agriculture et à alimenter la population en eau potable. L’eau contribue également à la qualité des milieux naturels du bassin versant, et plus généralement à la qualité de vie dans ce territoire, qui, bien que proche de l’agglomération lyonnaise, conserve encore une identité forte.

Une majorité de l’espace est consacrée aux activités agricoles. Depuis les années 1990, on souligne un recul des prairies au profit des grandes cultures. Les forêts sont conservées, caractérisant les espaces pentus de tête de bassin versant non adaptés aux activités agricoles.
Les espaces urbanisés restent une part faible de l’occupation du sol (de 5% à 9%) avec une prédominance de zones urbaines diffuses. On observe depuis 1990 une augmentation de l’espace urbain discontinu, en cohérence avec l’évolution l’augmentation de la densité de population. Au début des années 70, le bassin versant des 4 vallées commence à ressentir les effets d’une gestion environnementale délaissée au profit du développement des besoins humains. L’intensification agricole et le développement de l’urbanisation aggravent des phénomènes naturels périodiques (crues, inondations, sécheresses, érosions,...) qui entraînent de multiples conséquences négatives jusqu’alors très peu impactantes.
L’occupation du sol par l’Homme a une forte influence sur les milieux aquatiques. Notre consommation et nos modèles de production dégradent nos écosystèmes et réduisent leur capacité à fournir des biens et des services.

Aujourd’hui il est indispensable de mettre en œuvre des actions permettant de trouver un compromis afin que les besoins humains et ceux des milieux convergent.

 


Le fonctionnement hydrogéologique du bassin versant des 4 vallées

Le régime hydrologique du bassin versant est fortement influencé par les échanges entre les rivières et les eaux souterraines. Ce dernier peut ainsi se caractériser par une sectorisation du fonctionnement hydrogéologique entre les nappes fluvio-glaciaires et les cours d’eau, applicable à chaque bassin :

  • dans la partie amont et médiane des bassins versants, les plateaux emmagasinent l’eau de pluie par infiltration,
  • en aval, par contact progressif avec le socle cristallin, les nappes affleurent et alimentent les cours d’eau par émergence, assurant alors un débit d’apport progressif et régulier aux rivières.