Volet B : fonctionnalités naturelles des milieux

Enjeu 2 : préservation, restauration et entretien des milieux naturels aquatiques et rivulaires

On constate de manière générale que les secteurs de cours d’eau les plus aménagés se situent dans les zones urbanisées, en aval des bassins versants (Sévenne aval, Gère aval), dans les plaines agricoles (Gervonde aval, Véga aval, Baraton, Bielle, Charavoux, Ambalon) ou sur les têtes de bassin qui subissent l’influence de nombreux étangs et de prises d’eau (Bielle amont, Gervonde amont).

A contrario, les secteurs les plus préservés se situent sur les têtes de bassin versant où l’influence des étangs est moins forte et dans les fonds de vallées moins urbanisés (Grand Ruisseau, Auron, Gère amont, Valaise, Saint-Oblas, Combe du Mariage, Sévenne amont).

Enfin, on retrouve des secteurs intermédiaires où l’amplitude des pressions est forte. Ces secteurs se caractérisent par le mélange de deux configurations différentes : des secteurs préservés (têtes de bassin, passages encaissés, passages en zones boisées ou humides) et des zones plus anthropisées (zones agricoles, zones urbaines, etc.). On retrouve ainsi les unités de la Vésonne, de la Suze, de la Sévenne amont et intermédiaire, de la Gère intermédiaire et du Charantonge.

Les zones de cours d’eau les plus altérées sont la Gervonde aval, le Charavoux et la Bielle amont et les 3 les moins altérées sont l’Auron, le Saint-Oblas et le Grand Ruisseau. De manière générale, à l’échelle de l’ensemble du bassin des 4 vallées, on observe une tendance qui présente des cours d’eau plus préservés sur le bassin de la Gère et des cours d’eau plus altérés sur le bassin de la Vésonne.
Les indicateurs de fonctionnalités éco-hydromorphologiques sont :

  • le partage de la ressource;
  • les relations nappe/rivière;
  • le ruissellement;
  • l’équilibre géomorphologique;
  • la qualité de l’eau;
  • les habitats et peuplements aquatiques;
  • la continuité biologique;
  • les milieux humides annexes;
  • les boisements de berges;
  • les espèces invasives;

Au regard de ces enjeux, des actions sont essentielles pour atteindre le bon état des milieux aquatiques.


Les actions de préservation, restauration et entretien des milieux naturels aquatiques et rivulaires

Retrouvez ci-dessous le détail des actions validées du Contrat de rivière 2016-2021. Cliquez sur le titre pour visualiser le contenu d’une fiche action.

Enjeu 3 : gestion des risques hydrauliques

Les rivières des 4 vallées du Bas-Dauphiné ont été aménagées de longue date afin d’augmenter leur capacité hydraulique et évacuer les eaux plus rapidement vers l’aval. Ces aménagements ont aujourd’hui des conséquences dommageables lors de crues importantes. Les rivières n’ont plus la capacité de déborder en amont, aggravant ainsi le risque et les dégâts à l’aval, au niveau des communes de Vienne (1 322 hab/km2) et de Pont-Evêque (581 hab/km2), représentant plus de 45% de la population du territoire.

Dans le cadre du Contrat de rivière, l’objectif opérationnel proposé est de réduire les aléas et la vulnérabilité à l’origine des risques, dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques.

Pour cela, il est nécessaire d’intervenir sur les 4 typologies de risques liés aux cours d’eau :

  • les risques liés à des barrages/seuils;
  • les risques liés à des digues;
  • les risques liés à la submersion en crue et à la mobilité du lit;
  • l’affichage des risques.

L’outil Contrat de rivière ayant pour vocation première la restauration des milieux aquatiques, la mise en œuvre des actions purement hydrauliques ou basées sur l’information préventive doit passer par un outil complémentaire.

Ainsi, afin d’aller plus loin dans la gestion des risques, le Syndicat Rivières des 4 Vallées travaille à l’émergence d’un outil de gestion des risques hydrauliques : le PAPI.


Les actions de gestion des risques hydrauliques

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Enjeu 4 : gestion quantitative - pérenniser la ressource

Le territoire des 4 vallées est naturellement (sans les prélèvements) en déficit quantitatif. Les efforts de gestion à faire sur le territoire s’orientent donc vers une diminution ou une non-aggravation des pressions dans les cours d’eau. Toutefois, aucune restriction n’est préconisée sur les volumes actuellement prélevés.

Dans le cadre du Contrat de rivière, l’objectif opérationnel proposé est de développer une gouvernance locale de la gestion quantitative de la ressource. Cela passe d’abord par l’animation d’une véritable concertation devant aboutir à un protocole de partage de la ressource (P.G.R.E), accepté par tous les usagers.

Afin d’éviter de potentielles restrictions d’usage, il s’agira de poursuivre les efforts déjà réalisés et d’aller plus loin dans l’optimisation de l’utilisation de la ressource.


Les actions de gestion quantitative

Retrouvez ci-dessous le détail des actions validées du Contrat de rivière 2016-2021. Cliquez sur le titre pour visualiser le contenu d’une fiche action.

Objectif B6 : Développer une gouvernance locale de gestion de la ressource
Objectif B7 : Optimiser l’utilisation de la ressource